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des sentiers bien linéaires..
Voilà un film qui sortait sur les écrans
avec un fort a priori positif, et pour cause
:
une distribution élogieuse (Tom Hanks,
Paul Newman, Jude Law), un réalisateur
qui avait secoué l'amérique
bien pensante dans son précédant
film (Sam Mendes) et une histoire forte entre
un père et son fils luttant seuls dans
l'Amérique d'Al Capone, pas si souvent
illustrée au cinéma.
Malheureusement, ce plat alléchant
s'avère rapidement sans saveur malgré
son bel emballage...
Certes, aucune faute majeure n'est décelable
dans le décorum d'époque, la
photographie, magnifique de contraste et l'histoire
proprement dite.
Certes, Tom Hanks véhicule sa sympathie
habituelle suscitant de l'estime bien qu'il
interpète, pour la première
fois, un gangster aux mains sales.
Certes, Paul Newman campe magistralement ce
parrain irlandais, dont le sens aiguë
de l'honneur s'oppose cruellement à
celui de la famille. Le regard terriblement
perçant et autoritaire, on ne se lasse
pas de parcourir les rides du monstre sacré,
en se disant "quel beau grand père
quand même !"
Alors cher webzine, nous direz vous, les
hostilités vont bientôt commencer
?
On y vient ...
C'est dans sa fonction première, l'impact
émotionnel, que les sentiers de la
perdition déçoit.
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Un scénario atrocement linéaire,
plombe le film et annihilie tout attendrissement
sur cette relation père fils, mélange
de découverte et d'admiration. Etouffée
par un classicisme omniprésent et manquant
cruellement d' images fortes, de paroxysme
émotif et de musique puissament injectée
au moment opportun, le film ne s'élève
donc jamais. La bande originale de Thomas
Newman, déja avec Sam Mendes sur "American
Beauty" n'y changera rien, tantôt
superbe, tantôt insupportable, elle
fini même par agacer dans les nombreuses
longueurs du film.
On regrette également que cet incroyable
tueur photographe, interprété
par Jude Law n'est pas été plus
approfondi.
Reste un film aux belles images, un peu long,
mais dont l'émotion est curieusement
absente.
---Le
Komité---
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